Une enquête intitulée “Vente directe des PPAM, parler ou bien se taire face à nos clients ?” https://paysans-herboristes.org/enquete-sur-la-vente-directe-des-plantes-en-france-et-leurs-allegations/ a été mise en ligne sur internet le 13 mars 2019 à destination de toutes producteur·trice·s ou groupements de producteur·trice·s pratiquant la vente directe de PPAM.

En effet, parmi les 39 recommandations adoptées par la mission d’information du Sénat sur « le développement de l’herboristerie et des plantes médicinales, une filière et des métiers d’avenir » initiée par Joël Labbé en 2018, la possibilité d’associer aux plantes “libérées” une liste d’usages traditionnels reconnue et validée concernant les “petits maux du quotidien” a été prise en compte.

Or, les 148 espèces médicinales dites “libérées” du monopole pharmaceutique ne peuvent être vendues par les producteurs.trices de plantes, comme par les herboristes de comptoir, qu’en l’absence stricte d’informations ou de conseils, à l’oral comme à l’écrit, afin de « protéger le consommateur ».

L’enquête visait à connaître les expérience des producteurs.trices , leurs discours, leurs pratiques lors de la vente directe mais aussi leurs attentes concernant l’information et les usages associés à leurs plantes.

Les réponses apportées à cette enquête devaient permettre à la fois de donner une vision concrète de la question des allégations sur “le terrain”, ainsi que des propositions qui devraient enrichir et soutenir le travail législatif porté par Joël Labbé. https://paysans-herboristes.org/mission-dinformation/

Grâce aux information récoltées, la FPH entend défendre la possibilité de transmettre la tradition des usages populaires des plantes médicinales et aromatiques. Les producteurs-trices pouvaient répondre de manière anonyme et les données recueillies restent confidentielles.

L’enquête reposait sur 6 sections comprenant le profil des producteur·trice·s, les plantes et formes galéniques proposées à la vente, les différents degrés d’informations données lors de la vente, le type d’allégations utilisées et les demandes et indications les plus courantes, la provenance des savoirs et compétences sur les plantes, l‘intérêt portée aux démarches d’évolutions réglementaires et législatives.

148 réponses ont été obtenues et analysées par Gaëlle Morel, chargée de l’étude sur les allégations. Le rapport d’analyse de cette enquête sera inclus au rapport d’enquête sur les allégations dont la restitution à la FPH et FranceAgriMer est prévue au mois de mars .